Championnats de France Western : Les Quarter Horse brillent sur les podiums !

Championnats de France Western
Pole Bending, Barrel Race, Reining, Horsemanship,
Showmanship, Trail, Western Riding, Western Pleasure :
Les Quarter Horse brillent sur les podiums !

Les Championnats de France d’équitation western organisés au Parc équestre francilien du Pin (77) du 27 au 31 juillet 2016 ont une nouvelle fois illustré la polyvalence du Quarter Horse. L’AFQH se donne entre autres pour mission de promouvoir et développer la race dans tous les domaines. Cette année, nos représentants ont obtenu 27 podiums dans 8 disciplines différentes : Pole Bending, Barrel Race, Reining, Horsemanship, Showmanship, Trail, Western Riding, Western Pleasure. Zoom sur 6 cavaliers et leurs chevaux.

Germain Bourcier et Ima Special Asset, dit « Jodie », sur tous les terrains !

gni_2189Champion catégorie junior en Horsemanship, Showmanship, Trail et Western Pleasure.
La jument de 10 ans, par Royal Deluxe Too et Tardy Asset (Investment Asset) est née aux États-Unis. « C’est Simon (Manceau) qui l’a fait venir en France, dans son élevage. C’est l’une ses premières poulinières à venir de là-bas». Germain la monte depuis 3 ans. «J’ai évolué avec elle, elle avait déjà du métier, c’est grâce à elle et à Simon que j’ai découvert l’équitation western. Nous arrivons à mieux nous comprendre elle et moi». Ses points forts ? « Elle a des belles allures. En compétition elle est calme, à l’écoute, irréprochable alors qu’à la maison elle peut avoir son caractère ».
Le QH, Germain l’a découvert chez Simon, encore lui. « Jodie m’offrait plus de possibilité en compétition, plus polyvalente. Et moi je pouvais m’améliorer, sortir en Coupe d’Europe et en World Cup. C’est le mental de ce cheval qui fait la différence. Au pré, il ne bouge pas, tu peux l’emmener à l’attache, pareil, c’est important».
Ses spécialités ? « Quand j’ai commencé l’équitation western, je n’y connaissais rien. J’ai commencé par le Trail, le Horsemanship et le Showmanship. Quand on maîtrise les allures, on passe au Western Pleasure. La progression du cavalier et du cheval passe par une ouverture à un maximum de disciplines. Ainsi à l’entraînement, on se donne plus d’objectifs, sur le travail des allures et la façon de monter à cheval ».
Que retenir des Championnats ?« En Western Pleasure c’est le cheval qui est jugé et c’est une récompense pour moi. J’avais plutôt bien travaillé à l’entraînement notamment le mouvement du cheval». En 2017, Germain sera sur 2 tableaux : la Coupe d’Europe en juillet au Pin et les Youths.

 

Nadège Montet et Lc Upland Cash Born : « le changement de pied, c’est sa force »

gni_2125Vice championne en Trail et 3e en Western Riding
« J’ai acheté Lc Upland à 5 mois. Il est né dans la Loire à Mornand (42) chez Agnès Labrosse». Lc Upland a des origines de Reining et de travail du bétail. (par Gold Coast Cash et Born As a Bell par Born As a King). L’éleveuse avait quelques poulinières. Cavalière classique, elle s’est tournée vers le QH, passionnée par la race, elle a couru des compétitions western avec sa jument. « Je l’ai débourré à 3 ans et demi puis mis à l’entraînement à l’âge de 5 ans aux écuries King’s Valley. Comme je voulais vraiment sortir en compétition, j’avais besoin d’aide pour le travail d’assouplissement, de disponibilité dans les hanches et les épaules, de précision, comme le placement des membres à l’arrêt». Ses qualités ? « Il change très bien de pied, c’est sa force».
Le QH, Nadège l’a découvert…en balade ! «Grâce à une ancienne éleveuse de Connemara qui s’est mise au QH et plus spécifiquement des chevaux de bétail. Il y a 10 ans on a fait une balade ensemble, ça nous a travaillé. Et l’année suivante on en a acheté un. J’ai été impressionnée par le comportement du cheval, sa robustesse».
Ses spécialités ? Le Western Riding et le Trail. «Cela fait 3 ans qu’on sort en compétition. Mon cheval était bon en Reining, après mon accident, j’ai pratiqué d’autres disciplines, celles dites de performance en FFE Amateur : Western Pleasure, Horsemanship, Western Riding, puis en AQHA».
Et les championnats 2016 ? En Western Riding (Nadège est vice-championne 2015, ndlr), j’aurais aimé faire mieux. Le cheval était parfait, surtout au pas, c’est moi qui ai pris des pénalités». En Trail, j’ai été surprise du résultat. «Il a beaucoup touché de barres, ce qui entraîne des pénalités. Il était déconcentré, il a regardé ailleurs». En 2017, Nadège prépare l’avenir avec une jument de 3 ans en Horsemanship et Western Pleasure.

 

Karine Rochette et Legend Poco Chex, « les QH ont un mental en or ! »

gni_21773e en Showmanship
Sa jument Legend Poco Chex (par Double Pequeno Chex et Poco Tidy Twist par Cayen Twist) est née chez Yonnel Estival, de King’s Valley. «Elle appartenait à Christel Villepelet qui élève des QH à la Double V Farm de St Palais (18), j’ai acheté Legend à 2 ans». La jument a ensuite été débourrée chez Yonnel Estival. «Double Pequeno le père de Legend a été monté par Christophe Kayser cavalier de King’s Valley». Je l’ai monté juste après son achat. Et débuté les concours FFE, AFQH et AQHA tout en suivant des stages chez Yonnel. Karine sort en Showmanship, Halter, Horsemanship et Trail. Le Horsemanship est «une discipline pédagogique pour le cheval et le cavalier». Et le Trail. «C’est un parcours à effectuer dans le calme avec un cheval disponible qui est noté». Cette année Karine a débuté en Reining car «ce sont les origines de la jument, cela demande beaucoup de travail. Je réalise beaucoup d’exercices d’assouplissement avec la jument, je travaille aussi sa concentration». Ses points forts ? «Elle ne chauffe jamais sur le Showmanship, elle est à l’écoute. Elle est très bonne en Trail, respectueuse des barres».
Sa découverte du QH, elle la doit à… Yonnel Estival. «Yonnel est venu animer un stage au poney-club à l’époque. C’est lui qui a lancé cette idée d’avoir un QH, mon père en avait déjà un. Ces chevaux ont un mental en or, ils sont calmes et maniables».
Et les championnats ? La cavalière du Forez (42) est très satisfaite de son week-end au Pin. «En Horsemanship, la jument n’a rien regardé, elle a eu un super comportement. En Showmanship, je suis sur le podium ! La juge américaine nous a pris un par un pour expliquer ce qu’on aurait pu faire de mieux ».

 

Virginie Graindor et Fiddle Top Dream : For Pleasure

gni_1731Championne Western Pleasure
Son cheval de 12 ans, Fiddle Top Dream (Top Olena Dream et Fiddlin Jessy par Jacks Fiddler) est né chez Guy Duponchel au Quarter Horse Dream en Normandie. « Fiddle a des origines de Reining côté père. Il a été débourré chez Guy Duponchel à 3 ans, je l’ai acheté dans la foulée». Virginie commence par le Reining mais Fiddle se blesse. « Je voyais bien que le cheval ne voulait pas courir vite, il s’est mis au Pleasure tout seul, il se plaît dans des allures rassemblées. Je fais aussi du Horsemanship et du Trail». «Jusqu’à l’année dernière je travaillais toute seule. J’allais voir les juges à chaque concours de Pleasure. Quand on est seul, on perd du temps, on écoute les conseils des uns et des autres». À partir de 2012 Virginie gagne les championnats amateur en WP. A Equita Lyon en 2013, le déclic, elle a tout remporté. « Sur 4 juges, 3 le plaçaient en tête ». Et même un trophée High Point, et une sélection aux Mondiaux aux États-Unis. Depuis un an, Virginie est coachée par Nicolas Perrin, juge international. «J’ai réglé un problème d’enrênement, de rênes allemandes»
Sa découverte du QH ? «Suite à un accident, j’ai acheté ma selle western chez Guy (Duponchel) puis suis revenue chez lui pour voir travailler les chevaux».
Pourquoi pratique-t-elle le Pleasure ? «J’ai cherché une autre discipline que le Reining. Le Pleasure est une présentation au ralenti. Même si je pousse mon cheval au galop, il ne va pas y aller. Cela fait 5 ans que je pratique cette discipline».
Et les Championnats ? « Je n’ai jamais vu Fiddle dans cet état-là. Il n’a plus peur de rien. Il est concentré du début à la fin. La progression du cheval est due au coach (Nicolas Perrin). Je l’ai bien senti dès l’entraînement ». Ses objectifs en 2017, les championnats d’Europe et plus de compétitions AQHA.

 

Arnaud Peroux et Star Pine Whiz, ce « QH-professeur » !

gni_3063Vice champion amateur de Reining
L’histoire de Star Pine débute aux États-Unis en 2003 chez Duane Latimer, entraîneur NRHA chez Tom McCutcheon. Fils de Topsail Whiz, un pur Reining, et Deano Fox par Great Pine, le cheval a un peu « voyagé » dans le Nevada et le Nebraska en changeant de propriétaire. Avant d’arriver en Gironde en 2007 chez Philippe Castel. Le couple remporte les championnats d’Europe Rookie en 2010. Philippe Castel l’a showé à Mooslargue et en championnat italien. Je l’ai acheté en novembre 2015. Aux écuries Village Western, Arnaud dispose de 20 QH dont 11 d’enseignement. « Star Pine, c’est mon cheval d’exhibition et le cheval professeur. Il a une telle capacité d’apprentissage, une ouverture d’esprit : en l’espace de 15 jours, il a appris à passer les portails, il s’est aussi mis sur l’épreuve de Versatile. C’est un gros stoppeur, il est performant sur les cercles, le placé. De la tête surtout. Il brille par sa puissance, l’esthétique, sa stabilité au niveau des résultats, une homogénéité, sa froideur bref un sacré tempérament». Un mauvais caractère aussi. « C’est l’archétype du QH, une tête arabisée. Et un cheval aussi à l’aise en extérieur : il a fait des démonstrations en public sur l’hippodrome de Bordeaux».
Sa découverte du QH ? Sans détour, Arnaud cite le film « L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » de Robert Redford. « J’ai recherché dans la gazette AFQH un éleveur avec un prix et une disponibilité. Chez Christian Cazor près de Cahors, j’avais choisi une jument QH dans un troupeau, mais il ne pouvait pas me la vendre. Par la suite, j’ai pu trouver une jument de 6 mois moitié halter moitié cutting ».
Et les disciplines ? « A 98 % je pratique le Reining : j’aime la vitesse, la précision, les trajectoires, le côté ludique, quand les choses paraissent simples et qu’il a fallu être rigoureux pour les obtenir. En Reining, il y a un travail de gestion qui me plaît vraiment. C’est une discipline à part». Arnaud fait aussi du Trail et du Horsemanship, « à 1 % et 0,5 %», non sans humour.
Et les Championnats ? « Je suis super content de cette 2e place. Il y a une progression entre les championnats 2015 et 2016. En 2015 on pouvait gagner avec 67,5 et cette année, la 1er place était à 71,50.

 

François Guyot et Din Mc Jac Wood TQH : « Mc » All Around

gni_1668Vice champion en Western Pleasure et en Trail Amateur élite.
Din Mc Jac Wood TQH, est né chez Jean Marie Farina de TQH Farm, à Orange. Son père Whiskey Jac a couru les Mondiaux avec Tim Mc Cohn aux États-Unis». Sa mère Gmq Flashing Diamond (par Mcjac Flash) était monté par l’Italien Claudio Risso. «A l’époque, Jean-Marie Farina faisait un peu d’élevage, de chevaux américains Paint et QH. J’entraînais des chevaux pour lui». François l’achète en 2010, à 7 ans. «Il n’était pas sorti en concours, mais avait déjà travaillé en Reining. C’est un cheval avec beaucoup de caractère, pas facilement gérable ». En 2009, il débute en compétition avec « Mc » et en 2012 cela a commencé à payer. A eux deux, ils remportent le All Around open 2010, 2012, 2013 et 2014.
Ses points forts ? Sa polyvalence. « Au départ c’était un cheval de Reining. Je l’ai sorti un peu de ses cercles, je l’ai aéré. Je ne me suis pas posé la question : vais-je en faire un cheval All Around ? Il a été champion de France de Reining mais sa qualité reste sa faculté d’adaptation dans toutes les disciplines ».
Sa découverte du QH, il la doit à ses parents qui avaient une ferme dans les Hautes Alpes. «On randonnait en selle américaine. Mon père a fait rentrer des QH du Canada. Tout est parti de là. J’ai eu mon 1er QH en 1994».
Et le choix des disciplines ? « Avant de parler d’équitation western, je parle d’équitation tout court. Le QH permet de pratiquer beaucoup de disciplines, grâce à un mental posé, et à un physique. Il se prête aussi à l’équitation classique. Et moi, j’ai envie d’être épanoui à cheval.
Et les championnats ? Le Pleasure n’est pas forcément la discipline du cheval. Accéder à la 1er place était utopique. Il n’est pas forcément régulier dans les allures mais c’est un métronome.
Le Trail est la spécialité de « Mc ». «Je suis content du parcours, qui était assez facile. Le cheval s’est bien comporté».
En 2017, François aimerait sortir en Trail au niveau international avec « Mc ». Et prépare aussi l’avenir en investissant dans l’élevage.